The piece consists of a pair of aluminium shoes and s small LCD screen that shows video images of a burning leather shoe.
The title "Category 640399" refers to the Abbreviation of Commodities, which codifies and categorizes all commercial trade objects.
640399 is described as Other Leather Shoes-footwear, outer sole rubber etc./ leather upper Nesoi. Chinese exports of Category 640399 to the EU market increased 681% in 2005, which provoked an outcry by Western shoes manufacturers who urged the EU government to curb imports of this item. Italian shoe manufacturers issued a declaration on their refusal to outsource their products, which are generally regarded to be part of the ultra-luxury brands culture.
In their declaration they reinstated Made in Italy and Made in France as signifying unsurpassed Unique Quality. In 2005 a large quantity of imported Chines shoes was set on fire in Spain by outraged shoe retailers and manufacturers.
Bill Kouélany
« Je vis au Congo Brazzaville. Je connais Otobong depuis 2008, date à laquelle nous avons exposé ensemble à Casa Africa, à Las Palmas, en Espagne. Par la suite, nous nous sommes revues au Congo, où Otobong était invitée à l?Institut Français de Pointe-noire. Otobong suit son chemin. Les sujets qu?elle traite et son univers plastique me touchent beaucoup.
Je découvre la galerie In Situ. Je ne connaissais pas du tout Fabienne Leclerc. Fabienne est une galeriste très humaine, disponible et à l?écoute des artistes. C?est assez rare. Je viens de passer deux semaines ici et j?ai trouvé cela très encourageant, très motivant.
Dans son rôle de commissaire, Otobong a bien réfléchi aux artistes qu?elle a invitées dans son exposition solo. Je connaissais Obi Okigbo, on s?est rencontrée à la Biennale de Dakar mais je découvre réellement son travail ici, comme celui de Oroma Elewa et Adeola Olagunju, deux jeunes artistes photographes que je ne connaissais pas du tout cependant.
Les ?uvres que je présente ici sont un clin d??il à Otobong car ce sont trois dessins au fusain d?une série de 12 oeuvres que j?avais présentée à Las Palmas en 2008. Et j?ai créé ici un triptyque photographique (Sublimation). Ce triptyque évoque ma nouvelle écriture. Mon travail en général, traite de ma relation difficile avec l?autre, de la destruction mais aussi de la reconstruction. Le triptyque montre cette solitude et ce besoin de me connecter à l?univers pour ne pas perdre pied.
L?écriture et la peinture sont inséparables dans ma quête. Je viens de publier « Kipilaia ou la rage d?être soi », aux éditions Les Avrils. Une autobiographie épique, une traversée du Congo contemporain et une exhortation à ne jamais subir. Ma fille, l?artiste photographe et performeuse Pierre-Man?s, en a d?ailleurs lu des extraits au public de la galerie lors du vernissage.
J?occupe moi-même souvent la fonction de curatrice aux Ateliers Sahm, le centre d?art contemporain que j?ai créé à Brazzaville en 2012. Au Congo, il n?y avait pas d?espace pour l?art contemporain. Pour moi, c?était naturel, avec mon parcours international de m?investir dans l?accompagnement des jeunes de mon pays, dans une transmission tant technique qu?artistique. Les Ateliers Sahm sont devenus au fil du temps, le lieu de la culture par excellence à Brazzaville et un lieu incontournable pour les artistes africains. Malgré le peu de moyens, j?ai initié un festival, la Riac [Rencontre Internationale d?Art Contemporain] qui en est déjà à sa 9e Edition. Et depuis 2014, je m?investis aussi dans un projet nommé Esthétiques en partage au-delà des géographies à la biennale de Dakar, au Sénégal.
Propos recueillis par Annabelle Gugnon